MOUVEMENT RADICAL Social-Libéral 34

Un peu d’histoire

Petit rappel historique du Mouvement Radical. 

Une longue histoire que nous vous laissons découvrir années après années.

1800

Remonter aux origines du radicalisme, c’est retrouver les racines de notre histoire, celle qui a conduit notre pays de la monarchie absolue au suffrage universel et à la République.
Aux sources du mouvement, il y a d’abord la Révolution Française, dont Clemenceau, l’une des grandes figures du radicalisme, disait qu’elle était « un bloc » indissociable. De fait, tout au long de son évolution, le Parti Républicain Radical et Radical Socialiste a reflété les tensions de la Révolution Française, entre libéralisme et affirmation d’un Etat fort, régionalisme et centralisme par exemple.
Ce pragmatisme est une constante chez les radicaux. Profondément humanistes, ils ont toujours été aux avant-postes pour exprimer la prééminence du citoyen dans la vie publique, réclamer l’autonomie de l’individu dans la sphère privée, défendre la liberté de penser.
L’histoire du radicalisme va ainsi s’inspirer des valeurs de progrès tracées à cette époque par des hommes comme Rousseau, Condorcet et Auguste Comte.

1830

1830-1849 : La Conquête Des Libertés Individuelles

Le terme radical apparaît sous le règne de Louis-Philippe. Les radicaux se confondent alors avec les républicains et se réclament de l’héritage révolutionnaire.
Sous la Restauration et sous la Monarchie de Juillet, des hommes comme Garnier-Pagès, Arago, Ledru-Rollin, sont les premiers en France à se proclamer “ radicaux “, parce qu’ils sont partisans de réformes en profondeur. Ils sont fiers d’être les “ fils “ de la Révolution Française dont ils affirment leur volonté de tirer “ toutes les conséquences“. Ce sont eux qui animent la gauche et même l’extrême gauche du “ parti républicain “.

A partir de 1843, ils se regroupent autour de l’avocat Ledru-Rollin. Celui-ci se montre partisan de l’établissement du suffrage universel, seul moyen d’exprimer les besoins de chacun et les aspirations de tous. Sous son impulsion, les radicaux développent des thèmes qui rejoignent les idées démocratiques illustrées alors par Lamennais, Michelet, Schoelcher, Louis Blanc et Arago.
Ce mouvement anime la Révolution de 1848 qui fonde la deuxième République.

1849

1849 : Le Comité Montagnard

En 1849, les Radicaux se regroupent avec les socialistes pour préparer les élections législatives d’avril, au sein d’un Comité démocratique socialiste, appelé “ Comité Montagnard “. Ce comité publie, le 5 avril, un programme très radical qui met en avant les libertés publiques et la justice.

Programme du Comité Montagnard :

  • Défense énergique de la forme républicaine et du suffrage universel direct.
  • Maintien et développement de la Constitution dans le sens démocratique. Unité du pouvoir.
  • Subordination formelle du pouvoir exécutif à l’Assemblée Nationale.
  • Liberté réelle de la presse. Abolition des cautionnements et des privilèges d’imprimerie.
  • Inviolabilité du droit de réunion et d’association.
  • Droit au travail.
  • Institutions de prévoyance pour les Infirmes et les vieillards. Education commune, gratuite, obligatoire et intégrale en raison des aptitudes. Dès aujourd’hui, large extension de l’instruction primaire. La noble fonction d’instituteur convenablement rétribuée et rehaussée aux yeux des populations.
  • Réforme administrative et judiciaire.
  • Simplification des rouages dans l’administration et des formalités de justice.
  • Organisation démocratique des services publics. Conditions d’admissibilité ; garanties de capacité ; indépendance du fonctionnaire en dehors de sa fonction.
  • Révision des codes. Justice véritablement gratuite. Abolition de la contrainte par corps.
  • Abolition de la peine de mort en matière criminelle.
  • Réforme financière.
  • Organisation démocratique du crédit foncier, agricole, industriel et commercial.
  • Centralisation et exploitation au profit de la société tout entière des assurances, de la banque, des chemins de fer, des canaux, de toutes les voies de communication et des mines.
  • Réforme du régime hypothécaire.
  • Abolition de l’usure.
  • Réduction du budget et répartition équitable des charges de l’impôt.
  • Large développement de l’agriculture et de l’industrie : mise en valeur des terres incultes ; vaste système d’irrigation et de reboisement.
  • Régularisation, moralisation du commerce encouragé dans son essor loyal, dans son développement utile, mais purgé de toutes les fraudes, de toutes les exactions qui le déshonorent.
  • Création d’entrepôts et de bazars nationaux.
  • Encouragements aux associations agricoles et industrielles.
  • Organisation démocratique et développement des sciences et des arts appliqués aux besoins de la société nouvelle.
  • Accroissement de la richesse publique par l’association des éléments producteurs.
  • Respect des nationalités.
  • Affranchissement et sainte alliance des peuples, fraternité des races.

1860

1860-1870 : Le Radicalisme s’Oppose au Second Empire

Le coup d’Etat ouvre la voie au Second Empire en 1852 et réduit les radicaux au silence. Mais l’opposition au régime autoritaire va ranimer le mouvement.

Le courant radical s’organise alors autour de Léon Gambetta et Jules Simon. Député en 1863, ce dernier publie sous le titre « La Politique Radicale » un recueil de discours qui définit le radicalisme et en explicite le programme.

Gambetta s’affirme lui en 1868 comme leader naturel du nouveau parti républicain. Brillant avocat, il fustige le régime impérial dans un grand procès politique. L’année suivante sa candidature aux législatives se fonde sur le fameux « programme de Belleville » qui vise à élargir les libertés publiques et à étendre le principe électif.

« Citoyens,
Au nom du suffrage universel, base de toute organisation politique et sociale, donnons mandat à notre député d’affirmer les principes de la démocratie radicale et de revendiquer énergiquement :

  • L’application la plus radicale du suffrage universel tant pour l’élection des maires et des conseillers municipaux, sans distinction de localité, que pour l’élection des députés ;
  • La répartition des circonscriptions effectuée sur le nombre des électeurs inscrits ;
  • La liberté individuelle désormais placée sous l’égide des lois et non soumise au bon plaisir et à l’arbitraire administratifs ;
  • L’abrogation de la loi de sûreté générale ;
  • La suppression de l’article 75 de la Constitution de l’an VIII et la responsabilité directe de tous les fonctionnaires ;
  • Les délits politiques de tout ordre déférés au jury ;
  • La liberté de la presse dans toute sa plénitude ;
  • La suppression des brevets d’imprimerie et de librairie ;
  • La liberté de réunion sans entraves et sans pièges avec la faculté de discuter toute matière religieuse, philosophique, politique ou sociale ;
  • L’abrogation de l’article 291 du Code Pénal
  • La liberté d’association pleine et entière ;
  • La suppression du budget des cultes et la séparation de l’Eglise et de l’Etat ;
  • L’instruction primaire laïque, gratuite et obligatoire avec concours entre les intelligences d’élite, pour l’admission aux cours supérieurs, également gratuits ;
  • La suppression des octrois, la suppression des gros traitements et des cumuls et la modification de notre système d’impôts ;
  • La nomination de tous les fonctionnaires publics par l’élection ;
  • La suppression des armées permanentes cause de ruine pour les finances et les affaires de la nation, source de haine entre les peuples et de défiance à l’intérieur ;
  • L’abolition des privilèges et monopoles, que nous définissons par ces mots : primes à l’oisiveté ;
  • Les réformes économiques, qui touchent au problème social dont la solution, quoique subordonnée à la transformation politique, doit être constamment étudiée et recherchée au nom du principe de justice et d’égalité sociale. Ce principe généralisé et appliqué peut seul, en effet, faire disparaître l’antagonisme social et réaliser complètement notre formule : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE ».

1870

1870-1871 : Gambetta, L’âme De La Résistance Nationale

Le 4 septembre 1870 Gambetta proclame la IIIème République
Le Second Empire s’effondre après la défaite militaire.
Sous la IIIe République, les Radicaux, unis sous la direction de Gambetta contre l’ordre moral et le régime autoritaire de Mac-Mahon, se divisent après 1880, lorsque la République appartient enfin aux républicains. C’est Georges Clemenceau qui prend la tête de la tendance de gauche, cependant que Jules Ferry et Léon Gambetta se tournent vers le centre. Jusqu’en 1902, les radicaux, qui n’hésitent jamais à s’associer aux gouvernements de “défense républicaine“ contre le boulangisme et la montée du nationalisme, après le scandale de Panama, et plus tard contre l’agitation d’extrême droite provoquée par l’affaire Dreyfus, sont bien plus souvent dans l’opposition qu’au pouvoir. Pourtant, c’est l’esprit du radicalisme qui inspire les grandes lois de cette période où la démocratie politique s’organise et se structure : loi de 1881 sur la liberté d’expression, loi de 1884 sur les conseils municipaux et sur les syndicats, lois sur l’enseignement primaire gratuit, laïque et obligatoire, révision de la Constitution de 1875, loi sur les associations, etc.

1879

1879-1881 : Clemenceau Contre La Politique D’expansion Coloniale

La Troisième République s’installe. Le régime s’accentue progressivement. Gambetta et Clemenceau poursuivent leur infatigable combat contre le cléricalisme et ‘l’ordre moral’. Après la mort de Gambetta, Clemenceau continue de faire vivre le radicalisme dans la lignée du programme de Belleville.
Au nom de cette fidélité, les radicaux combattent la politique opportuniste de Jules Ferry. S’ils approuvent la législation scolaire alors mise en place, ils dénoncent le caractère limité de la révision constitutionnelle de 1884 et condamnent la politique d’expansion coloniale.

1890

1890 : Ebauche D’une Doctrine Solidariste

A la fin du XIXe siècle, la pensée radicale se focalise sur les questions de justice et d’égalité sociale. D’où l’intérêt d’une doctrine de solidarité élaborée par un homme de pouvoir et de gestion, qui est aussi un homme de réflexion : Léon Bourgeois. Le solidarisme de Léon Bourgeois se présente comme un effort pour adapter les acquisitions de la science et de la philosophie à la justification d’une politique réformiste et égalitaire.
La théorie solidariste de Bourgeois se fonde sur des conceptions générales dont découle tout un programme d’actions et de réformes.
Programme qui tend à offrir à chaque individu la possibilité d’une ascension grâce à l’instruction publique et à un système de sécurité sociale financé par cet instrument privilégié de redistribution que constitue l’impôt sur le revenu.

1901

1901 : Naissance Du Parti Républicain, Radical Et Radical-Socialiste

En 1901, notamment sous l’impulsion de Léon Bourgeois, homme politique courageux qui, cinq années auparavant, alors qu’il était Président du Conseil, avait proposé au Parlement, sans succès d’ailleurs, le vote d’un « impôt progressif sur le revenu », les radicaux décident de fédérer leurs diverses tendances et de s’organiser pour gagner les élections législatives de 1902 qui doivent être décisives dans une France où s’opposent « bloc des gauches » et « bloc des droites ». Le Parti « républicain, radical et radical-socialiste » est créé les 21, 22 et 23 Juin 1901. Il tiendra pendant quarante ans le premier rôle dans la vie politique française.

La création du plus ancien parti politique français se fait donc avant même l’adoption des lois de juillet 1901 sur les associations. Il tiendra pendant quarante ans le premier rôle dans la vie politique française.

1905

1905 : Vote de la Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat

La période est marquée par un événement majeur : le vote de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat en décembre 1905.
Loi de 1905 : « Acte du 9 décembre 1905, dénonçant le concordat de 1801 et instituant en France un régime dans lequel l’État, qui considère la religion comme une manifestation individuelle, d’ordre privé, lui laisse toute liberté, sous le droit commun. »
La loi assure la liberté de conscience et la liberté de culte, mais rompt avec le concordat de 1801 ; après quatre années durant lesquelles les ministres du culte sont indemnisés, toute subvention leur sera retirée. Les biens ecclésiastiques sont transférés à des associations cultuelles.

Articles 1 et 2 de la loi de 1905

Article 1. La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.
Article 2. La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, sont supprimées des budgets de l’État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes. Pourront toutefois être inscrites aux dits budgets les dépenses relatives à des services d’aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.

Cette loi porte la marque du radical Emile Combes. Par sa popularité comme par son caractère, Combes incarne le radicalisme des premières années du siècle. Ministre de l’Instruction Publique dans le cabinet de Léon Bourgeois en 1895, il est appelé à former le gouvernement quand, après le succès des radicaux aux élections de 1902, Waldeck-Rousseau abandonne volontairement le pouvoir.
Pour l’Histoire, Emile Combes demeurera surtout l’homme de l’expulsion des congrégations et le chantre de l’anticléricalisme que son Ministre de la Marine Camille Pelletan incarne de façon pittoresque.

1914

1914 : L’impôt Sur Le Revenu et La 1ère Guerre Mondiale

1914 : L’impôt Sur Le Revenu, Au Nom De L’exigence De Justice

L’impôt sur le revenu est, au seuil du nouveau siècle, bien difficile à faire voter tant les résistances sont nombreuses. Joseph Caillaux est l’artisan de cette réforme au nom d’une exigence de justice et de la nécessité de trouver les moyens de financer les réformes sociales. Ce brillant économiste porte également une attention originale à la situation internationale et à l’équilibre des grandes puissances. Dans un contexte diplomatique dominé par « la montée des périls », Joseph Caillaux témoigne d’un pacifisme de raison, fondé sur des considérations économiques et stratégiques.

1914-1918 : La 1ère Guerre Mondiale

Comme les autres partis politiques, le Parti Radical a sommeillé durant la 1ère guerre mondiale. Le mouvement semble privé d’avenir.
Nombreux sont les radicaux qui s’illustreront ou périront durant cette longue guerre et l’un d’entre eux Georges Clemenceau, « le tigre », le père ‘la Victoire’, saura rassembler les Français et leurs alliés.

1920

1920 : Le Règne d’Edouard Herriot

Après la guerre, où il tint efficacement sa place dans “ l’union sacrée “, le vent qui souffle vers la droite et le nationalisme ne favorisent pas le Parti radical. Mais, relevé très vite de son échec provisoire aux élections de 1919, il occupera entre les deux guerres le devant de la scène politique de manière presque ininterrompue. Dès 1923, Edouard Herriot sera l’artisan de ce réveil et demeurera la figure dominante du parti jusqu’en 1940 et même bien au-delà. L’autre Edouard – Daladier- jouera à ses côtés et parfois contre lui un rôle moins prestigieux, mais souvent décisif.

Durant cette période, le Parti radical a été presque toujours associé au pouvoir. S’alliant tantôt à droite, tantôt sur la gauche, il a pu donner l’impression qu’il pratiquait volontairement, pour s’y maintenir, une politique de bascule. C’est que, situé à la charnière de toutes les majorités possibles, comptant plus du quart des députés, dominant beaucoup de grandes villes et de nombreux conseils généraux, son concours était nécessaire pour préserver, au travers de toutes les vicissitudes de la politique, une certaine stabilité politique et pour éviter les affrontements brutaux.

Le bilan de l’action des radicaux est largement positif. Herriot a été un ministre des Affaires Etrangères lucide et passionné de justice internationale. Mais c’est comme Ministre de l’Instruction Publique qu’il accomplira l’œuvre la plus significative. Il est en effet à l’origine de la gratuité de l’enseignement secondaire, pièce maîtresse de l’objectif de « l’école unique» défendue par les radicaux.

1927

1927 : Edouard Daladier, Le « Taureau Du Vaucluse » Revitalise Le Parti

Edouard Daladier fait figure de leader de l’aile gauche du parti par son attachement à la tactique du « cartel de gauche » puis, par son rôle dans l’adhésion des Radicaux au Front Populaire.
Il tire son surnom de ‘taureau du Vaucluse’ d’une réputation d’énergie, que la crise de Munich en 1938 altérera quelque peu. Quand il accède en 1927 à la présidence du Parti, il milite pour une cure d’opposition qui redonnerait au Radicalisme toute sa vitalité.
Ce « retrait » implique une réorientation. Lors des élections de 1928, les radicaux souscrivent au programme de réformes proposé par La Confédération Générale du Travail, dont les revendications immédiates recoupent les objectifs radicaux. Le parti se réorganise. Edouard Daladier lance un appel à la mobilisation des militants, notamment des jeunes. Cette nouvelle génération d’hommes politiques s’appellera Les « Jeunes Turcs ».
Aux élections de 1932, le Parti Radical remporte son plus grand succès de l’entre-deux-guerres et des personnalités comme Pierre Mendès France, Pierre Cot, Jacques Kayser, Jean Zay ou encore Emile Roche vont marquer l’Histoire.

1936

1936 : Dans La Fièvre Du Front Populaire, Un Projet De Grande Réforme Scolaire

Face aux menaces factieuses, le Parti Radical adhère au Front Populaire en vue des élections de mai 1936. Celles-ci marquent un net recul des radicaux face à la SFIO.
Pourtant, les radicaux comme Daladier, Chautemps et Zay obtiennent des portefeuilles importants.
Au Ministère de l’Education Nationale, Jean Zay engage en 1937 une réforme majeure de l’enseignement. Son objectif : démocratiser le système scolaire en introduisant des méthodes résolument modernes.

1940

1940-1945 : De Grands Résistants Autour Du Général De Gaulle

En combattant contre l’occupant allemand, les radicaux ont donné à la Résistance l’une de ses figures les plus illustres : Jean Moulin, préfet de Chartres en 1940.
Beaucoup de radicaux ont rejoint d’emblée le Général de Gaulle : Le capitaine Paul Anxionnaz, en premier puis Henri Queuille qui devient vice-président du Comité Français de Libération Nationale dans lequel siège également René Mayer, et René Cassin qui deviendra par la suite l’un des principaux rédacteurs de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Comme Daladier, Jean Zay et d’autres députés radicaux, Pierre Mendès France refuse l’armistice de 1940 et est déterminé à poursuivre la lutte. Incarcéré par le régime de Vichy, il parviendra à s’évader pour rejoindre la France libre. A la libération, de Gaulle en fera son ministre de l’Economie.
L’immédiate après-guerre est une période difficile pour le Parti radical. Il supporte presque à lui seul -la droite est, en apparence du moins, absente de la carte politique- le discrédit qui pèse alors sur la IIIe République.
Patiemment, quelques hommes, groupés autour d’Edouard Herriot, Edouard Daladier, Henri Queuille, luttent contre le “ tripartisme “, ce système qui institue, autour du Général de Gaulle, puis sans lui et bientôt contre lui, le partage du pouvoir et de l’Etat entre les trois partis qui dominent alors la scène politique : le M.R.P., la S.F.I.O. et le Parti Communiste.
En 1947, les radicaux reprennent audience et influence. Edouard Herriot est élu Président de l’Assemblée nationale et Gaston Monnerville, Président du Conseil de la République.
La rupture du tripartisme qui rejette les communistes dans l’opposition et la constitution autour du Général de Gaulle d’un rassemblement qui déclare la guerre au pouvoir en place, les rendent à nouveau indispensables à la constitution d’une majorité. Ils retrouvent avec André Marie, Henri Queuille, René Mayer, Edgar Faure, le chemin de la présidence du Conseil.

1950

1950-1958 : Les Radicaux, Acteurs De La Construction Européenne… Et Modérateurs De La Décolonisation

Très impliqués dans les gouvernements de la IVe République, les radicaux s’engagent pleinement dans la mise en œuvre des deux grands projets des années 50 : la réconciliation franco-allemande et la construction européenne.
Tour à tour, Henri Queuille, Edgar Faure et Félix Gaillard inscriront la Parti Radical dans l’aventure européenne. Maurice Faure jouera un rôle important dans la relance de la construction européenne. Il sera, au nom de la France, le signataire du Traité de Rome en 1957. « L’unité européenne est inscrite dans le destin, elle se fera inéluctablement » dira-t-il. Elle s’impose à ses yeux comme une nécessité pour la France et les pays voisins afin de s’adapter aux transformations du monde moderne et pour faire face aux superpuissances.
Actifs dans la construction européenne, les radicaux jouent un rôle positif dans la décolonisation. En juin 1954, après une première investiture manquée quelques semaines plus tôt, Pierre Mendès France constitue un gouvernement. Ses sept mois d’exercice du pouvoir, tant par son style d’action que par les décisions prises, marqueront profondément le pays. Il tranche des problèmes que l’on avait laissé pourrir : la guerre d’Indochine, le réarmement de l’Allemagne, l’indépendance de la Tunisie. “ Gouverner c’est choisir “. Cette leçon qu’il donne par ses actes rejoint la tradition des radicaux fondateurs de la République, hommes de gouvernement et hommes d’Etat. En même temps, son refus des idées toutes faites et sa volonté de rechercher, en dehors des sentiers battus, des solutions neuves aux problèmes économiques et financiers, retrouvent les sources du véritable esprit radical. Au Maroc, Edgar Faure réussit à éviter un conflit sanglant par un sens du dialogue et de l’équilibre qui inspire aussi sa politique économique et qui lui donnera plus tard les moyens de faire redémarrer l’Université française après une crise sans précédent.
Pierre Mendès France marqua aussi profondément la vie du Parti radical. Il lui donna des structures plus solides et surtout un esprit et un élan nouveaux. Le rayonnement de son action et le prestige de sa personnalité attirèrent de nombreux Français séduits par la clarté de ses conceptions politiques et par la vigueur de ses initiatives. C’est un parti rajeuni et plein d’ardeur qui affronta les élections de 1955 allié au sein du “ Front républicain “ avec la S.F.I.O. et quelques rescapés du naufrage du R.P.F.

Après l’échec du Front républicain qui, victorieux aux élections, se brisa, malgré les efforts de Mendès France, sur la guerre d’Algérie, la voie était ouverte au Général de Gaulle. Son arrivée au pouvoir rejeta les radicaux, après quelques mois d’hésitation, dans une opposition de principe à un régime de caractère autocratique, contre lequel Gaston Monnerville dressa, en 1962, au Congrès de Vichy, à propos du referendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel, un réquisitoire d’une éloquence passionnée et d’une argumentation étayée. Contre ce régime qu’il condamnait, le Parti radical mena le combat de toutes ses forces. Il soutint la candidature de Gaston Defferre à la présidence de la République en 1965 et après le retrait du leader socialiste, celle de François Mitterrand, aux côtés duquel on retrouvait le Président René Billères.
Membre à part entière de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste, aux côtés de la S.F.I.O. et de la Convention des institutions républicaines de François Mitterrand, il profita en 1967 du courant qui portait le pays vers la gauche, mais il subit durement le contrecoup des événements de 1968.

1969

1969 : Des Réponses Fortes Aux Rigidités De La Société Française

Après dix années difficiles, de 1958 à 1968, le Parti Radical connaît une embellie qui le replace au cœur de la vie politique française.
En 1969, la nomination de Jean-Jacques Servan-Schreiber au secrétariat national lui donne un élan nouveau. Son « Manifeste radical » ambitionne de ‘vaincre la fatalité’ et fixe la nouvelle doctrine radicale. Les réformateurs dénoncent notamment l’archaïsme de l’Etat, l’absence de dialogue social, les handicaps du système éducatif et l’inadaptation de la législation à l’évolution des mœurs. Mais la malheureuse candidature du nouveau leader du Parti radical contre Chaban-Delmas à Bordeaux brise cet élan.
En 1971, le Parti socialiste se rénove et se rajeunit sous la direction de François Mitterrand. Il s’ouvre aussi vers sa gauche en entamant des conversations avec les communistes. Les radicaux sont, une fois de plus, à la croisée des chemins. Il leur faut choisir entre l’union de la gauche qui se prépare et l’alliance avec le centre. C’est l’enjeu du Congrès de Suresnes, dont Jean-Jacques Servan-Schreiber sort victorieux. Robert Fabre et la plupart des députés radicaux, refusant de se laisser pousser à droite, convaincus qu’une politique de réformes est impossible sans l’alliance avec les grands partis de la gauche, conscients aussi des servitudes du scrutin majoritaire, concluent un pacte avec le Parti socialiste et, quelques mois plus tard, signent le programme commun, après avoir obtenu de leurs partenaires la rédaction d’une annexe reprenant les thèmes majeurs du radicalisme.
C’est à partir de cette date qu’est adjoint au nom du Parti Radical le qualificatif de « valoisien » en référence à la Place de Valois où se situe son siège national.

1973

1973 : La création du Mouvement des Radicaux de Gauche

En mars 1973, les électeurs leur donnent raison : le pays se divise en deux blocs, ruinant les espoirs de ceux qui espéraient pouvoir éviter le choix difficile entre la droite et la gauche. Le Parti Radical se scinde en deux :
En décembre 1973, un Congrès extraordinaire décide la création du Mouvement des Radicaux de Gauche. Quelques mois plus tard, le MRG est le premier parti de la gauche unie à demander à François Mitterrand de poser sa candidature à la présidence de la République. Son Comité de soutien est présidé par le radical François Luchaire (1919-2009). Sous la présidence de Robert Fabre, le MRG fait entendre, aux côtés des socialistes et des communistes, un discours réaliste, celui d’une gauche qui valorise l’initiative et privilégie l’individu et les libertés.
La création du mouvement réformateur en 1973, puis de l’UDF en 1978 favorise l’émergence de thèmes nouveaux qui s’imposent jusqu’à nos jours dans le débat public. Jean-Jacques Servan-Schreiber et les radicaux apportent ainsi des réponses fortes aux rigidités de la société française dont les événements de 1968 ont témoigné avec éclat.
On peut mesurer la contribution essentielle des radicaux aux progrès de notre société à travers des progrès majeurs tels que : la législation de la pilule, la création du planning familial et la reconnaissance des droits de la femme.
A partir de 1973, les Radicaux séparés en deux camps, vont occuper, et ce pendant 45 ans, chacun une place sur l’échiquier politique.

1978

1978 : Le Parti Radical participe à la Création de l’UDF

Le parti Radical participe ensuite à la création de l’UDF, initiée par Valéry Giscard d’Estaing en 1978 dont il devient l’une des composantes. À travers l’UDF, le Parti Radical participera à tous les gouvernements issus de majorités RPR/UDF, et défendra ses priorités : l’Europe, la décentralisation, le nouveau contrat social.

Fidèle à l’esprit de réforme qui l’anime depuis l’origine, le Parti Radical continue à jouer un rôle moteur dans l’élaboration des idées de progrès.

1981

1981 : Michel Crépeau est Candidat à l’Election Présidentielle

Avec la candidature de Michel Crépeau à l’élection présidentielle de 1981, le MRG propose aux Français un programme, « l’Avenir en face » attaché au libéralisme en matière économique, vigoureusement progressiste en matière sociale, soucieux des libertés individuelles et du respect de l’environnement. Au sein des différents gouvernements de gauche depuis 1981 (avec François Abadie, Maurice Faure, Michel Crépeau, Roger-Gérard Schwartzenberg, Jean-Michel Baylet, François Doubin et Emile Zuccarelli), les radicaux participent à la mise en œuvre des grandes réformes qui font entrer dans la réalité leurs idéaux d’humanisme et de solidarité.

1984

1984 : Ere européenne

En 1984, sous l’impulsion de Jean-Michel Baylet, le MRG prend l’initiative d’un regroupement des radicaux et des écologistes pour les élections européennes. La liste Entente Radicale Ecologiste (E.R.E. Européenne) propose aux Français la mise en place des Etats-Unis d’Europe, pour une Europe plus forte, plus démocratique et plus solidaire.

En 1988, les radicaux de gauche soutiennent la candidature de François Mitterrand à l’élection présidentielle.

1987

1987 – 1997 : Le Parti Radical se lance dans le Chantier de la Réflexion Prospective

Le Parti Radical se lance dans le chantier de la réflexion prospective pour préparer la société française aux enjeux du 3e millénaire. Deux ouvrages « la France Citoyenne » et « Le Manifeste des radicaux » forment le « projet radical » à la fois humaniste, laïc, social et européen.

La primauté de l’individu sur la collectivité, le droit à l’initiative économique et à la libre entreprise, la solidarité sociale fondent les programmes successifs des radicaux à cette époque.

En témoignent les initiatives d’André Rossinot pour ancrer le système de l’apprentissage dans la fonction publique.

André Rossinot est président du Parti radical à plusieurs reprises. Également membre du comité exécutif de l’UMP, il prend ses distances avec la méthode employée par Dominique de Villepin lors de la crise du CPE (recours à l’article 49-3 de la Constitution et refus du dialogue avec les partenaires sociaux au début de la crise), sans pour autant critiquer le projet.

Dans le même esprit, Didier Bariani s’est attaché au gouvernement à développer le rayonnement de la France dans le monde et à valoriser à cet effet le rôle et la représentation des français à l’étranger.

1994

1994 : Elections européennes : Liste Energie radicale

En 1994, pour la première fois en France, grâce à la liste “Energie radicale“ conduite par Bernard Tapie, la jeunesse des banlieues est allée aux urnes et a voté pour un Bernard Tapie qui fut le premier à lui donner confiance, et à lui offrir, dans le cadre d’un parti à la tradition républicaine indiscutable, la perspective d’un plein accès à la citoyenneté.

1998

1998 : Combat Contre le Front National

La position du Parti Radical n’a jamais varié : faire partout et sans relâche barrage à l’extrême droite. Dès 1983, Hervé de Fontmichel, Maire de Grasse est exclu du Parti Radical pour avoir tenu des propos banalisant le Front National.

A partir de 1998 le combat contre le Front National est la priorité. Lors des élections régionales de mars, cinq présidents de région issus de l’UDF, acceptent les voix de l’extrême droite : Jacques Blanc en Languedoc-Roussillon, Charles Baur en Picardie, Jean-Pierre Soisson en Bourgogne, Charles Millon en Rhône-Alpes et Bernard Harang en région Centre.

La ligne jaune est franchie, et tous sont rapidement exclus de l’UDF.

Ainsi, à chaque échéance électorale les radicaux livrent un combat résolu face au Front national et appellent à soutenir les candidats défendant les valeurs républicaines afin que « Pas 1 voix, pas 1 siège pour le Front national » reste la ligne officielle du Parti.

2002

2002 : Le Parti Radical Valoisien est Un des Partis Fondateurs de l’UMP

Le 25 avril 2002, sous la présidence de François Loos, en réaction à la montée de l’extrême-droite, le Parti Radical est l’un des partis fondateurs de l’UMP, au sein de laquelle il défend la laïcité comprise comme le respect et l’ouverture aux autres qui construit et protège le vivre ensemble et la fraternité.

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La même année, le Parti Radical de Gauche fait de Christiane Taubira sa candidate à la Présidence de la République. Le sourire retrouvé sur tant de ces visages divers, femmes et hommes issus de l’immigration post-coloniale et bien au-delà, qui font la France d’aujourd’hui, disait la justesse du choix des radicaux.

2007

2007 : Jean-Louis Borloo, Président du Parti Radical et Ministre d’Etat

En 2007, Jean-Louis Borloo devient Président du Parti Radical. Il met concrètement en œuvre les idées radicales par son action (en tant que Ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement, et en tant que Ministre d’Etat à l’écologie) et laisse un bilan positif (plan de rénovation urbaine, recul du chômage, prise de conscience des enjeux environnementaux). Il aura marqué par sa méthode de travail basée sur une concertation et le dialogue avec tous les acteurs concernés.

En septembre 2010,  le Parti Radical organise des Ateliers à Lyon et rassemble pour la première fois, l’ensemble des centristes et républicains sociaux.

En novembre 2010, le Président Jean-Louis Borloo quitte le gouvernement de François Fillon.

En janvier 2011, une résolution adoptée à l’unanimité par le Comité Exécutif convoque un Congrès extraordinaire en mai 2011.

Ainsi, depuis mai 2011, le Parti Radical a fait le choix de l’indépendance à l’égard de l’UMP, et publie la même année un Manifeste (programme présidentiel) en vue de l’élection de 2012.

2012 : Le Centre indépendant

Fort de cette émancipation réussie, le Parti Radical est le fer de lance d’une nouvelle force politique centrale, l’UDI fondée par Jean-Louis Borloo le 18 septembre 2012, rassemblant la droite républicaine et du centre, républicains sociaux et les progressistes qui se retrouvent dans les valeurs républicaines, écologistes et sociales. L’UDI a aujourd’hui un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale et au Sénat.

2011

2011: Jean-Michel Baylet, Candidat aux Primaires Citoyennes

En 2011, Jean-Michel Baylet est désigné par le PRG pour défendre les valeurs du Radicalisme aux primaires citoyennes. Au cours de ces dernières, il défend un programme, « L’Audace à Gauche », qui met l’accent sur le fédéralisme européen, la nécessité d’une grande réforme fiscale en France, sur une économie compétitive et créatrice d’emplois, sur la lutte contre les inégalités sociales et territoriales, et sur les combats sociétaux (mariage pour tous, droit de mourir dans la dignité, droit de vote des étrangers…). A l’issue du premier tour, les Radicaux de Gauche apportent leur soutien à François Hollande et posent la première pierre du rassemblement de la Gauche pour 2012.

2012

2012 – 2017 : Le PRG dans la Majorité Présidentielle

François Hollande est élu président de la République le 6 mai 2012.
Lors de la nomination du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, le 21 juin 2012, le PRG est représenté par deux ministres : Sylvia Pinel, Ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme et Anne-Marie Escoffier, Ministre déléguée chargée de la Décentralisation.
Christine Taubira, candidate PRG à l’élection présidentielle de 2002, est ministre de la Justice.

Lors du remaniement du 31 mars 2014, le PRG est représenté dans le gouvernement de Manuel Valls par une ministre et deux secrétaires d’Etat : Sylvia Pinel, Ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la Ruralité, Annick Girardin, Secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie et Thierry Braillard, Secrétaire d’Etat aux Sports.

Sous la présidence de Jean-Michel Baylet, le Parti Radical de Gauche travaille à la constitution d’un pôle réformiste à côté du pôle socialiste, en regroupant tous ceux qui veulent œuvrer pour toujours plus de liberté, de justice et de solidarité.

Lors du Remaniement du 11 février 2016, Sylvia Pinel choisit de quitter le gouvernement pour se consacrer à son mandat de 1ère Vice-présidente de la région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées. Jean-Michel Baylet est nommé ministre de l’aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités Territoriales, Annick Girardin devient ministre de la Fonction publique et Thierry Braillard conserve le Secrétariat d’Etat aux Sports.

Le 14 mai 2017, Emmanuel Macron est élu Président de la République. Il nomme dans son gouvernement 2 ministres radicaux : Annick Girardin devient ministre des Outre-mer et Jacques Mézard, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation jusqu’en juin 2017, puis ministre de la Cohésion des territoires.

Les élections législatives qui suivent seront extrêmement difficiles pour le PRG – mais pas seulement – car l’effondrement du Parti socialiste au cours de la présidentielle a fait voler en éclat les alliances traditionnelles du PRG. La République en Marche séduit aussi certains radicaux. Le PRG ne parvient pas à conserver son groupe à l’Assemblée nationale.
En septembre, les élections sénatoriales ne sont pas le raz de marée de LREM un temps évoqué. Les radicaux conservent leur groupe, le RDSE, et Jean-Claude Requier, sénateur PRG du Lot, en devient le Président.

2014

2014 : Laurent Hénart devient Président du Parti Radical

De 2002 à 2012, Laurent Hénart, alors député de la première circonscription de Meurthe-et-Moselle, figure parmi les plus jeunes à l’Assemblée nationale, il est remarqué pour son travail au sein de la commission des Finances et devient début 2004, secrétaire d’Etat à l’insertion professionnelle des jeunes. Benjamin du gouvernement, il participe à l’élaboration du plan de cohésion sociale, et porte l’accent sur la revalorisation de l’apprentissage et de l’ensemble des formations en alternance, convaincu qu’il est nécessaire de renforcer les passerelles entre formation et monde du travail.

Le 30 Mars 2014, Laurent Hénart gagne les élections municipales et devient Maire de Nancy.

Le 22 juin 2014, il devient Président du Parti Radical.

2016

2016 : Sylvia Pinel devient la Première Femme Présidente des Radicaux de Gauche

Elue en septembre 2016 lors du Congrès de La Rochelle, en succédant à Jean-Michel Baylet, Sylvia Pinel devient la première femme à présider le PRG.

Elle se présente aux Primaires citoyennes pour défendre le programme du Parti « De l’Audace pour la France » décliné en trois grands axes : de nouvelles bases pour la croissance et l’emploi, une France rassemblée autour des valeurs de la République et une Europe qui protège. A l’issue du 1er tour, Sylvia Pinel obtient 2,02% des suffrages soit 33067 voix.

Le PRG choisit de soutenir la candidature de Manuel Valls au second tour. Ce dernier obtiendra 41,31% des voix face à Benoit Hamon.

Sylvia Pinel est réélue députée, soutenue par la majorité présidentielle, avec plus de 55% des voix en 2017.

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2016-2017 : le Parti Radical publie son Manifeste pour l’élection présidentielle de 2017 intitulé « La République au cœur » dont les principales priorités sont : l’école de la République, la laïcité, la décentralisation et l’Europe fédérale. Lors de leur Congrès de février 2017, les Radicaux se prononcent d’une part pour l’alternance politique, dans le cadre d’une alliance du centre et de la droite républicaine pour les élections présidentielles et législatives, d’autre part, pour la nécessaire recomposition du paysage politique avec la constitution d’une force centrale élargie.

Après des élections législatives difficiles, le Parti Radical se renforce dans le cadre des élections sénatoriales, et Jean-Marc Gabouty, sénateur de la Haute-Vienne, devient vice-président du Sénat.

En novembre 2017, Laurent Hénart est réélu Président du Parti Radical.

2017

2019 : Stratégie européenne du Mouvement

Lors du Congrès de l’ALDE de Madrid en novembre 2018, le Mouvement Radical / Social-Libéral devient membre du parti ALDE.

Suite à un desaccord sur la stratégie en vue des élections européennes, Sylvia Pinel quitte le mouvement et ainsi la co-présidence. Les Radicaux participent à la liste Renaissance, qui réélira Dominique Riquet, ce au sein de la plus grande délégation française dans le groupe libéral-démocrate (appelé désormais Renew Europe) depuis la création du Parlement européen.

Le processus de réunification s’achève avec l’élection de Laurent Hénart à la présidence du Mouvement Radical / Social-Libéral. Le congrès de mars 2019 marque alors la fin de la période transitoire.

9 Décembre 2017

9 Décembre 2017 Congrès De Paris : Naissance Du Mouvement Radical / Social-Libéral

La réunification de la famille radicale a été plusieurs fois évoquée au cours des années passées par les dirigeants successifs des deux formations. En 2007, Jean-Michel Baylet et Jean-Louis Borloo, alors présidents du PRG et du PR, envisagent de réunir les Radicaux et de créer une « grande force centrale ». Ce projet n’aboutira pas et les deux partis conserveront leurs alliés et leurs accords électoraux traditionnels.

II faudra attendre 2017 et  la fin du bipartisme pour parvenir à la réunification des radicaux.

En septembre 2017, le PRG et le Parti radical, organisent ensemble des Journées d’été à Montpellier afin de débattre de leurs convergences programmatiques. C’est le premier rendez-vous commun. Il s’agit d’un évènement majeur pour les deux familles politiques qui ouvre de nouvelles perspectives de développement et d’action dans un paysage politique en pleine mutation. La réunification semble désormais possible, les deux partis s’accordant sur un socle commun pour bâtir un nouveau parti de centre républicain, laïc, progressiste, solidaire et pro-européen.

Le Parti Radical de gauche et le Parti radical se rassemblent le 9 décembre à Paris lors d’un congrès historique. Sylvia Pinel et Laurent Hénart, présidents du PRG et du PR deviennent, pour une période transitoire d’environ deux ans, les co-présidents du nouveau parti qui s’appelle désormais Mouvement Radical / Social-Libéral.

Les radicaux réunifiés s’installent Place de Valois à Paris, siège d’origine du Parti républicain radical et radical-socialiste créé en 1901.

La réunification de la famille radicale se fonde sur un socle commun de principes et de valeurs, dans la perspective de répondre aux mutations de la société, en proposant aux Français un projet fondé sur l’acquisition et la défense de libertés nouvelles : la liberté d’entreprendre, la liberté d’esprit (d’apprendre, créer et s’exprimer), les libertés locales (en veillant notamment à l’autonomie fiscale des collectivités), les  libertés européennes. Mais aussi sur la défense des droits nouveaux : droit de mourir dans la dignité, accès à la PMA, droits des femmes.

Source: Site du Mouvement Radical Social-Libéral