MOUVEMENT RADICAL Social-Libéral 34

La pensée radicale

La philosophie radicale : Humanisme, tolérance, solidarisme et laïcité

Le Radicalisme propose une vision spécifique de l’organisation de la société, fondée sur la primauté de l’individu, l’autonomie de chacun, le solidarisme, la laïcité, l’égalité et la parité entre les femmes et les hommes, l’écologie et le développement durable, la promotion de l’Europe et la coopération entre les peuples.

L’humanisme : Doctrine qui place la personne humaine et son épanouissement au-dessus de toutes les autres valeurs.

L’humanisme des Radicaux gouverne leur façon de concevoir l’action politique. Parce qu’ils privilégient la raison, et l’analyse réaliste des questions qui se posent à la société, ils refusent les dogmatismes et les populismes, les idéologies réductrices et les réflexes sectaires ou identitaires. Parce qu’ils ont confiance dans l’égale capacité des femmes et des hommes à défendre leurs droits et libertés comme à discerner et rechercher l’intérêt général, ils font appel à la responsabilité plutôt qu’à la contrainte. Parce qu’ils sont attachés à la défense des citoyens contre les pouvoirs, ils préfèrent l’ordre de la loi à l’autorité des chefs.

L’humanisme est d’autre part au coeur de la conception de l’économie qui est propre aux Radicaux. Reflets de l’activité humaine, la production et les échanges doivent être au service de tous, dans le cadre d’un développement respectueux de la planète.

L’idéal humaniste des Radicaux les conduit à rechercher l’application des valeurs qu’ils défendent à l’échelle de la planète, et à oeuvrer à la construction d’un droit mondial, avec pour horizon la République universelle.

La tolérance : Attitude qui consiste à admettre chez autrui une manière de penser ou d’agir différente de celle qu’on adopte soi-même ; fait de respecter la liberté d’autrui en matière d’opinions.

Le solidarisme : C’est une philosophie politique énoncée par Léon Bourgeois qui développe ce courant de pensée en 1896. Le solidarisme est la « responsabilité mutuelle qui s’établit entre deux ou plusieurs personnes » ou encore un « lien fraternel qui oblige tous les êtres humains les uns envers les autres, nous faisant un devoir d’assister ceux de nos semblables qui sont dans l’infortune ». C’est au nom de la solidarité qu’il défendra le principe de l’impôt sur les successions, sur les revenus et la mise en place d’une retraite pour les travailleurs.

La laïcité : Principe de séparation de la société civile et de la société religieuse. Le principe de laïcité est gage de tolérance, d’égalité et de respect de la diversité. Pour les Radicaux, « La loi protège la foi aussi longtemps que la foi ne prétend pas dicter la loi ».

Le principe de laïcité est un élément central de la conception de la République dont les Radicaux sont les gardiens. La laïcité est la garantie, pour chacun, de sa liberté de conscience, et pour tous, de l’unité nationale. Loin d’être l’instrument d’une politique qui serait dirigée contre les religions, ou contre l’une d’entre elles, elle préserve le droit de chaque individu de croire ou de ne pas croire, et d’adopter dans la sphère de sa vie privée, sous les protections de la loi, les règles de vie ou les pratiques culturelles qu’il a librement choisies. Elle assure la cohésion de la société en veillant à ce que les décisions publiques soient indépendantes des opinions ou des institutions religieuses, comme à ce que l’espace public et l’entreprise soient préservés de comportements de prosélytisme ou d’intolérance.<

La laïcité doit assurer aux femmes le plein exercice de leurs choix de conscience ou de culture, tout en les préservant de toute forme de soumission ou d’oppression qui aurait pour effet de limiter leurs libertés.

Pour les Radicaux, le principe de laïcité, trouvant à s’appliquer dans l’ensemble des services publics, doit se déployer avec une exigence particulière dans l’école de la République, où doivent s’apprendre l’humanisme, la tolérance et le respect mutuel, les droits mais aussi les devoirs des citoyennes et des citoyens.

“Qu’est-ce que le radicalisme? Avant tout une méthode. Quelle est cette méthode? La science inspirant la politique.” 

Albert Bayet