Affaire Georges Floyd et violences policières

« Le racisme n’a pas sa place dans notre société et encore moins dans notre police républicaine »

Christophe Castaner, Ministre de l’Intérieur

La mort de Georges Floyd aux Etats-Unis est mondialement devenue le symbole de la lutte contre les violences policières. Les rassemblements en sa mémoire et pour « combattre le racisme dans la police » se sont tenus mardi 9 Juin dans nos grandes villes. Interdits mais non sanctionnés et ce malgré le contexte de crise sanitaire « …. l’émotion mondiale, qui est saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent », avait annoncé le Ministre de l’Intérieur.

Au-delà des « méthodes d’interpellations policières » c’est la question du racisme qui est soulevée. Y aurait-il une France raciste dont notre police serait le reflet ?

La France n’est pas les Etats-Unis. On ne peut comparer ni assimiler la mort de Georges Floyd sur fond de violence policière notamment envers les Afro-Américains, aux bavures et excès de quelques individus, à la violence verbale et physique, que subissent parfois nos concitoyens et qui ont eu lieu sur notre territoire. On ne peut exporter le conflit racial de l’Amérique sur fond de tensions sociales et de divisions que l’on ne doit pas occulter et qui ont lieu dans notre société française.

On ne peut stigmatiser ni jeter l’opprobre sur toute une profession. Les sanctions à l’égard de représentants des forces de l’ordre ne respectant pas la loi ni leur devoir seront déterminantes pour que les Français retrouvent confiance en leurs institutions. Atténuer la défiance envers nos concitoyens avec des mesures fortes et le vocable employé va dans le bon sens. Il est impératif de condamner sans réserve tous les actes racistes, homophobes, sexistes ainsi que toutes formes d’agression et de discrimination.

Il est primordial de rétablir l’harmonie et la concorde entre les citoyens et de réinstaurer le respect à l’égard de celles et ceux qui nous protègent ou qui nous dirigent.

Les séances spontanées d’applaudissements pour manifester soutien et remerciements sont des signes très sympathiques et encourageants, mais bien trop sporadiques.

Une réelle prise de conscience de l’impérieuse nécessité de pratiquer « le vivre ensemble » doit être traduite par de profonds changements de raisonnement et d’attitude.

Ce n’est qu’à la condition expresse d’accomplir nos Devoirs que nous obtiendrons le parfait respect de nos Droits.