MOUVEMENT RADICAL Social-Libéral 34

Auteur : MRSL34

C’est un 29 mai : Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies

Le 29 mai : Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies

Thème de 2020 : « Les femmes dans le maintien de la paix : une clef pour la paix »

La Journée internationale des Casques bleus de l’ONU rend hommage au personnel civil, policier et militaire pour sa contribution inestimable au travail de l’ONU.

En 2019, 102 hommes et femmes ont perdu la vie sous le drapeau des Nations Unies soit 3 900 décès depuis 1948. La médaille Dag Hammarskjöld sera décernée à titre posthume aux Casques bleus tombés au champ d’honneur en 2019.

29 mai 1948 : Première opération de maintien de la paix de l’ONU. Le Conseil de sécurité autorise le déploiement au Proche-Orient d’observateurs militaires de l’Organisme des Nations Unies chargé de la Surveillance de la Trêve (ONUST) entre Israël et ses voisins arabes. Depuis cette date, plus d’un million d’hommes et de femmes ont servi dans 72 opérations de maintien de la paix de l’ONU, contribuant à la sécurité et sauvant la vie de millions de personnes. Plus de 95 000 personnels militaires, de police et personnels civils sont actuellement déployés à travers 13 missions de maintien de la paix.

Dans un contexte de pandémie mondiale, les casques bleus continuent d’accomplir leur mission : ils protègent les populations civiles dans les pays où ils sont déployés et soutiennent les gouvernements et les populations locales malgré les risques que pose la COVID-19 en protégeant les communautés vulnérables. Les femmes soldats de la paix sont en première ligne dans cette lutte et font partie intégrante de la réponse à la pandémie.

Le prix de la Lauréate de la promotion de l’Egalité de genre dans le maintien de la paix sera attribué au cours d’une visio-conférence.

« Les femmes dans le maintien de la paix : une clef pour la paix »

“Les femmes Casques bleus apportent une contribution inestimable au maintien de la paix. Elles permettent d’améliorer l’efficacité des missions, ont un plus grand accès aux communautés locales, en particulier aux femmes et permettent de cette façon une meilleure promotion des droits de l’homme et de la protection des civils”.

L’année 2020 célèbre le 20e anniversaire de l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité .

En 1993, elles représentaient 1% du personnel en uniforme déployé. En 2019, sur environ 95 000 soldats de la paix, les femmes ont constitué 4,7% des contingents militaires et 10,8% des unités de police au sein des missions de maintien de la paix des Nations Unies.

« À travers la résolution 1325 et les résolutions ultérieures, ainsi que la Déclaration d’engagements communs dans le cadre de l’initiative « Action pour le maintien de la paix», l’ONU a appelé à un rôle plus important et une contribution accrue des femmes à ses opérations, y compris les femmes Casques Bleus en uniforme. Elles apportent une contribution inestimable au maintien de la paix. Elles permettent d’améliorer l’efficacité des missions, ont un plus grand accès aux communautés locales, en particulier aux femmes et permettent de cette façon une meilleure promotion des Droits de l’Homme et de la protection des civils. Elles encouragent, par ailleurs, une participation plus active des femmes aux processus de paix et de décision politique. Il a été montré que lorsque davantage de femmes font parties des négociations de paix, celles-ci sont plus inclusives et produisent des résultats plus durables. Lorsque des femmes sont formellement signataires d’accord de paix, les études ont prouvé qu’il y a une plus grande chance qu’ils soient mis en œuvre. »

Communiqué sur la phase 2 du déconfinement

La mise en place de la phase 2 du déconfinement à compter du 2 Juin, a été présentée en fin de journée. Le Mouvement Radical / Social-Libéral de l’Hérault constate avec satisfaction que les nouvelles mesures édictées vont permettre à tous de recouvrer une plus grande liberté d’actions, tout en respectant une vigilance renforcée.


Les activités culturelles et sportives vont reprendre, la liberté de circulation dans les parcs, jardins, lacs et plans d’eau sera retrouvée ainsi que l’accès au littoral. La levée de la restriction des déplacements à moins de 100 km fluidifiera les échanges de tous types.


A l’approche des vacances d’été, nombreux sont celles et ceux qui sont soulagés de savoir qu’ils vont pouvoir se retrouver en famille, entre amis, retrouver une activité sociale presque normale, recréer des liens distendus par 55 jours de confinement. La mobilité géographique totale réinstaurée était vitale pour une reprise des activités économiques et notamment celles liées au tourisme.
Dans notre département, la réouverture des bars, cafés et restaurants dès le 2 Juin, celle des hébergements de tourisme, des colonies de vacances et camps de plein air ainsi que des cinémas à compter du 22 Juin, permettent d’espérer que la saison touristique 2020 pourra être sauvée, bien que d’ores et déjà tronquée.


Toutes les mesures annoncées ce jour, redonnent espoir, courage et motivation aux héraultais qui, par leur comportement exemplaire, ont contribué à faire sortir notre Territoire de la crise sanitaire, de manière optimale.

C’est le 27 mai : Journée nationale de la Résistance

Jean Moulin est pris en photo par Marcel Bernard, son ami d’enfance, aux Arceaux, près de la promenade du Peyrou à Montpellier en février 1940

Le 27 mai : Journée nationale de la Résistance

La journée nationale de la Résistance a été instaurée par la loi du 19 juillet 2013.

Elle se tient chaque année le 27 mai, en référence à la première réunion du Conseil National de la Résistance (CNR).

Plaque 48 rue du Four (6e arrondissement de Paris) commémorant la première réunion clandestine du CNR, le 27 mai 1943.

Le 27 mai 1943 à Paris, l’instance est créée par la France Libre autour de Jean Moulin, représentant du général de Gaulle en France, dans le but de donner plus de cohésion et d’efficacité aux différents mouvements de Résistance Française, pendant l’Occupation.

Le CNR réunissait les huit grands mouvements de résistance, deux des grands syndicats d’avant-guerre, ainsi que les représentants des six principaux partis politiques de la 3ème République, parmi lesquels le Parti Républicain, Radical et Radical-Socialiste.

Cette journée est l’occasion d’une réflexion sur les valeurs incarnées par la Résistance et celles portées par le CNR : Le courage, la défense de la République, le souci de justice, de solidarité, de tolérance……

Cette journée de mémoire a été décrétée en France par le Sénat et sa première édition fut celle de 2014.

En ce jour anniversaire, la fédération héraultaise du Mouvement radical / Social-Libéral tient tout particulièrement à honorer la mémoire de Jean Moulin « enfant du pays », né à BEZIERS le 20 Juin 1899, Compagnon de la libération, l’une des plus illustres figures parmi les très nombreux Radicaux qui ont combattu l’occupant nazi.

Jean Moulin est né à Béziers, le 20 juin 1899, dans l’appartement de ses parents, au 3e étage de l’immeuble sis au 6, de la rue d’Alsace, à proximité de l’ancien Champ de Mars, dans le faubourg est de la ville.

Communiqué de presse du 22 mai

Second tour des Municipales : 28 Juin 2020, nécessité ou coup politique ?

Le Premier Ministre vient d’annoncer que le 2nd tour des élections municipales aura lieu le 28 Juin prochain sous réserve d’une situation sanitaire non dégradée. Acte est pris de cette décision.

  • S’agit-il d’un excès de précipitation pour solder définitivement ce scrutin qui laissera, ad aeternam, un goût amer dans la gorge des candidats (élus ou battus) et des électeurs ?
  • S’agit-il de permettre aux communes et intercommunalités de redémarrer au plus vite pour permettre à la vie démocratique de reprendre son cours ?

Dans notre département, seulement 57 communes sur 342 n’ont pas vu leur conseil municipal être élu au complet le 15 Mars. Mais sur les 17 EPCI, 16 ne sont pas en capacité d’élire leurs conseils communautaires. Depuis plus de deux mois, ces collectivités territoriales sont totalement bloquées, alors qu’elles détiennent et exercent des compétences majeures, au service des habitants des communes qui les composent. Nos communes et intercommunalités se sont mobilisées dans cette lutte que nous menons, tous ensemble, pour limiter les effets de la pandémie actuelle. Elles sont directement impliquées au quotidien dans la gestion de cette crise sanitaire et économique. Elles ont besoin de visibilité et d’un cadre légal pour assurer et assumer la continuité, la stabilité des décisions à prendre et des actions à mener, face à l’urgence du moment, pour relancer les économies locales en grande souffrance.

Repousser le 2nd tour à des dates lointaines, risquerait de provoquer encore plus de blocages au sein des intercommunalités qui gèrent la situation actuelle, avec l’ensemble des services de l’État.

La première des responsabilités des élus consiste à ne pas mettre en danger le fonctionnement de nos communes et intercommunalités, afin de ne pas porter préjudice, à long terme, aux besoins et intérêts de leurs administrés. Les éventuels intérêts électoraux personnels doivent sagement savoir s’effacer au seul profit de l’intérêt général.

La date du 28 juin est “réversible” et conditionnée à l’évolution de l’épidémie, avec l’insertion de la clause de revoyure. L’État s’est engagé à fournir toute son aide aux communes concernées par le 2nd tour, pour organiser le scrutin dans des conditions de sécurité sanitaire optimales. Les électeurs savent désormais comment procéder pour se protéger et protéger les autres, cela relève de la responsabilité individuelle de chaque citoyen.

Afin que ce 2nd tour de scrutin permette au plus grand nombre d’accomplir son devoir civique, l’adoption de certains aménagements des modalités de vote sont nécessaires, parmi lesquels entre autres :

  • allonger les horaires d’ouverture des bureaux de vote
  • augmenter le nombre de procurations confiées aux électeurs qui se déplacent
  • mobiliser des agents de LA POSTE pour acheminer massivement les procurations, en temps et en heure
  • nommer des OPJ temporaires pour recueillir des procurations auprès des personnes ne pouvant pas sortir de leur domicile ou d’EHPAD, hôpitaux, centres spécialisés, etc…

Jacques DANDINE
Président Départemental

18 Mai 2020 : Entrée en fonction des conseils municipaux élus au complet le 15 Mars dernier

C’est aujourd’hui que débute officiellement le mandat de celles et ceux qui ont été élus lors du 1er tour.

Dans 10 jours au plus tard, les maires et adjoint.e.s seront élus à leur tour et les conseils municipaux seront installés. Le fonctionnement conforme de l’organe décisionnel et opérationnel de plus de 30.000 collectivités locales va pouvoir reprendre et ces dernières vont pouvoir se mettre pleinement au service de leurs administrés.

Un immense merci aux équipes sortantes ou renouvelées qui ont assuré la gestion de la crise sanitaire pendant la période de confinement. Leur engagement sans faille démontre, s’il le fallait encore, le rôle primordial qu’est celui d’un.e élu.e communal, maillon essentiel et indispensable de la chaîne institutionnelle.
Bon courage et meilleurs vœux de réussite aux nouvelles et nouveaux élus pour cette mandature.

La fédération héraultaise du Mouvement Radical / Social-Libéral participe activement au développement des grandes orientations voulues par le Mouvement, dans le cadre de son programme « une République pour tous », dont l’un des piliers est la mise en place d’une décentralisation forte et utile.

L’organisation administrative de la France répond en principe, depuis plusieurs décennies, à une logique de décentralisation, mais celle-ci demeure hésitante, complexe et imparfaite.

Les Radicaux seront les artisans d’une nouvelle étape de décentralisation, reposant sur des exigences de cohérence dans la répartition des compétences, d’adaptation des structures et des institutions aux besoins propres à chacun des territoires, de garantie d’une véritable autonomie financière des collectivités locales.
La poursuite des objectifs d’intérêt général de chaque territoire doit être principalement assurée par des ressources fiscales propres et cesser d’être tributaire d’allocations ou de dotations du pouvoir central, d’usage contraint et de pérennité incertaine.

C’est un 17 mai : Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

Le 17 Mai : Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie.

Elle a été lancée en 2005 et elle est coordonnée par le comité IDAHO (International Day Against Homophobia).
La date du 17 mai a été choisie pour commémorer la décision de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en 1990, de retirer l’homosexualité de la liste des troubles du comportement.

Cette journée a pour but de promouvoir des actions de sensibilisation et de prévention afin de lutter contre les LGBTI-phobies (phobie à l’encontre des personnes Lesbienne, Gay, Bi, Trans, Intersexe).

Selon le rapport de l’ILGA-Europe ces derniers temps en France, il n’y a « Pas d’action concrète ».
En effet, l’Hexagone remplit les critères à 56 %, comparé à 63 % en 2019 et 73 % en 2018 et passe de la 9e à la 13e place, notamment à cause de « l’expiration du plan d’action du gouvernement », selon l’ILGA-Europe.
Ceux-ci sont divisés en six catégories ( entre parenthèse le pourcentage remplis par la France) : droit d’asile (28%), égalité et non-discrimination (40%), famille (37%), discours et crimes de haine (29%), reconnaissance légale du genre et intégrité corporelle (32%), société civile et espace public (85%).
Ce classement montre que depuis le mariage pour tous, aucune avancée significative n’est enregistrée.

Depuis plusieurs années les chiffres d’agression LGBTI-phobe en France ne cessent d’augmenter selon les rapports publiés par SOS homophobie.

Alors qu’aujourd’hui nous traversons l’une des pires crises sanitaires et sociales, force est de constater que cette période a été vectrice d’une augmentation des exclusions notamment pour des jeunes contraints de quitter le domicile familial.
Comme nous l’avions dit précédemment, la pandémie de COVID-19 nous rappelle l’importance des politiques sociales protégeant les personnes les plus vulnérables mais aussi l’importance des politiques sociétales qui permettent une plus grande égalité.

Aujourd’hui comme hier le Mouvement Radical / Social-Libéral avec l’association GAYLIB porte toujours un certain nombre de propositions afin de tendre vers plus d’égalité :

  • Ouvrir la procréation médicalement assistée gratuitement à toutes les femmes, peu importe leur statut matrimonial ou leur sexualité.
  • Permettre aux personnes trans de changer leur état civil de façon déjudiciarisée, gratuitement en mairie et sans délai.
  • Etablir les conditions du don du sang sans prendre en compte l’orientation sexuelle.
  • Lutter contre toutes les formes de discriminations envers les personnes LGBTI en France et en Europe.
  • Ouvrir un débat national sur une GPA éthique et garantir la retranscription intégrale de l’état civil en France d’un enfant né de GPA légale à l’étranger.
  • Continuer d’alerter les pouvoirs publics et les collectivités sur la nécessité des dispositifs de lutte contre les IST (dépistages, campagnes de prévention, études…) à tout âge de la sexualité.

C’est un 15 mai : Journée internationale des familles

Le 15 Mai : Journée internationale des Familles

Proclamée par l’ONU en 1993, cette journée a pour but d’attirer l’attention des décideurs internationaux et du grand public sur les difficultés et les besoins des familles, ainsi que de trouver des réponses efficaces.

Alors qu’actuellement nous traversons l’une des pires crises sanitaires planétaire, viennent se greffer une crise économique et une crise sociale. La pandémie de COVID-19 nous rappelle l’importance des politiques sociales protégeant les personnes et les familles les plus vulnérables.
Depuis le début de la crise sanitaire et pour longtemps encore, ce sont les familles qui subissent et doivent assumer les conséquences de cette dernière. Elles sont les protectrices de tous les membres qui la composent, elles s’occupent de l’éducation des enfants, prennent soin des parents âgés, veillent au maintien de l’équilibre harmonieux de la cellule familiale et, en même temps, sont les chevilles ouvrières de la société, en exerçant leurs responsabilités professionnelles. Leur sens du devoir les honore.

Mais avec cette période de confinement, la promiscuité, le stress et les frustrations augmentant, est apparue corrélativement une augmentation de la violence à l’égard des femmes et des enfants, ainsi qu’un éloignement d’un grand nombre de jeunes du système scolaire, faute de moyens et/ou de matériels adaptés.

C’est pourquoi, il est réellement impératif de soutenir les familles vulnérables, celles qui ont perdu tout ou partie de leurs revenus, celles qui ont un logement inadéquat, celles qui ont de jeunes enfants, celles sont composées de personnes âgées ou de personnes handicapées afin de leur apporter des solutions efficaces et pérennes qui leur permettront de mieux vivre ensemble.

La philosophie radicale repose sur quatre piliers essentiels dont l’un est le solidarisme.

Le solidarisme est une philosophie politique énoncée par Léon Bourgeois qui développe ce courant de pensée en 1896. Le solidarisme est la « responsabilité mutuelle qui s’établit entre deux ou plusieurs personnes » ou encore un « lien fraternel qui oblige tous les êtres humains les uns envers les autres, nous faisant un devoir d’assister ceux de nos semblables qui sont dans l’infortune ».

Aujourd’hui, cette philosophie doit être, plus que jamais, prise en considération par chacun. Elle est mise en œuvre dans le cadre de la lutte contre la pandémie, mais cet élan doit se poursuivre et s’amplifier. C’est ce à quoi s’emploie sans relâche, le Mouvement Radical / Social-Libéral.

Restons prudents

Le confinement et les gestes barrières sanitaires restent plus que d’actualité dans les espaces publics.

Restez, restons prudents le virus circule toujours.
Respectons les gestes barrières et la distanciation sociale.
Ne ruinons pas les efforts jusqu’à lors obtenus.

Merci à tous celles et ceux qui n’ont eu de cesse à assumer et assurer les tâches qui font la continuité de nos quotidiens et bon courage à celles et ceux qui reprennent ce jour.

Relocalisation de la production pharmaceutique

Le Mouvement Radical de l’Hérault soutient la démarche de 60 députés

Allons-nous vers une pénurie de médicaments ?

Chaque jour ou presque l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) publie des alertes de tension d’approvisionnement ou de rupture de stock de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur. Pourtant ces médicaments sans alternative thérapeutique ou dont la suspension du traitement est susceptible de mettre en jeu le pronostic vital des patients sont indispensables.

Mais bien d’autres médicaments sont également concernés par ces problèmes d’approvisionnement à tel point que 25% de la population déclare avoir été confrontée à des difficultés de cet ordre (selon un sondage BVA).
Cette situation n’est pas nouvelle mais ne fait que s’aggraver. En 2008, 44 médicaments avaient été signalés par l’ANSM, en 2018 ce sont 868 médicaments qui ont connu des difficultés d’approvisionnement et probablement plus de 1200 en 2019.

Les principaux médicaments concernés sont les antibiotiques, les corticoïdes, certains médicaments du système nerveux, les anti-rétroviraux employés dans le traitement du SIDA ou encore les anti-cancéreux et de nombreux vaccins. L’afflux de malades de la Covid-19 dans les services de réanimation a également mis en tension des curarisants et des anesthésiants.

Alors comment en sommes-nous arrivés à une telle situation ?

L’une des raisons majeures est la perte de production en France ou en Europe des principes actifs (la molécule qui procure l’action du médicament comme le paracétamol dans votre Doliprane ® ou votre Dafalgan ®).
Actuellement 80% des fabricants de principes actifs sont hors de l’Union Européenne. Les principaux industriels de la chimie fine sont aujourd’hui chinois ou indiens.

Par exemple, la Chine produit 90% de la pénicilline ou 80% du paracétamol mondial ; l’Inde produit 60% des anti-rétroviraux ou des vaccins vendus dans le monde et plus de 30% des médicaments vendus aux USA proviennent des consortiums indiens comptant plus de 10 000 laboratoires de production.

C’est ainsi que notre fameux paracétamol n’est plus produit en Europe depuis plus de dix ans mais essentiellement en Chine. Les comprimés ou les gélules peuvent être fabriqués en Inde, conditionnés en Pologne et enfin livrés aux grossistes en France.

Tout ce processus a évidemment comme objectif d’accroître la rentabilité de la fabrication des médicaments.

Il faut savoir, et c’est une autre raison, que la conception d’un médicament nécessite une dizaine d’années. Les brevets protègent le concepteur pendant vingt ans. Il ne reste donc que dix années de commercialisation avant que le médicament ne tombe dans le domaine public et donne lieu à la commercialisation de génériques. La rentabilité doit donc être forte sur cette courte durée. Mais, en France, le prix de vente d’un médicament remboursable par l’assurance maladie est fixé par accord entre le fabricant et le ministère de la santé. C’est ce qui explique que les prix des médicaments en France sont parmi les moins élevés. La commercialisation est donc moins rentable pour les laboratoires qui cherchent grâce aux délocalisations à réduire leurs coûts de production. Cette politique conduit même parfois à la suppression de certains médicaments jugés peu rentables par les fabricants. De même, quand le médicament tombe dans le domaine public la concurrence des firmes chinoises ou indiennes est si forte que les génériques ne peuvent être produits en Europe où les coûts de production sont plus élevés.

Un chiffre illustre parfaitement cette situation : il y a 25 ans environ un médicament sur deux vendu en France était produit sur le territoire national, aujourd’hui c’est seulement un sur dix.

Alors, que faire ?

La pandémie que nous vivons a fait prendre conscience que la santé de nos concitoyens relève de la souveraineté nationale et qu’il n’est pas acceptable d’être dépendant des dérives de la mondialisation.

S’il est vrai que les nouveaux médicaments relèvent de plus en plus des biotechnologies pour l’instant mieux maitrisées en occident, les médicaments essentiels sont encore issus de la chimie fine, donc produits en Inde et en Chine.

La relocalisation de la production pharmaceutique sur notre territoire doit être rapidement envisagée. La France dispose d’une industrie pharmaceutique reconnue avec des groupes qui pèsent mondialement comme Sanofi ainsi que de start-up innovantes dans le domaine de la recherche médicale. Il est urgent d’agir.

C’est ce que propose Philippe Huppé, député de l’Hérault, qui a rencontré récemment des industriels de la pharmacie. Avec l’appui de 60 députés il a publié un manifeste qui entend attirer l’attention des pouvoirs publics sur cette problématique.

C’est un 9 mai qu’est née l’Europe

Journée de l’Europe 2020 : 70 ans de solidarité

Le 9 Mai 1950, la « déclaration Schuman » acte la naissance de l’Union Européenne.

A l’instigation de Jean Monnet, il fut proposé aux pays européens qui s’étaient combattus lors des deux guerres mondiales du XXème siècle de gérer en commun leurs ressources de charbon et d’acier, dans une organisation ouverte à d’autres pays européens.

La CECA, composée de la France, l’Italie, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, vit le jour le 18 Avril 1951. L’unité des pays se traduisit par l’adoption de deux symboles :

  • Un drapeau à douze étoiles
  • Un hymne européen

Depuis lors, deux autres symboles sont apparus :

  • Une monnaie unique : l’euro
  • Une devise : « Unis dans la diversité »

La crise sanitaire actuelle ne permettra pas, ce 9 Mai 2020, de célébrer cette journée par les traditionnelles activités, manifestations ou festivités organisées dans les communes par les associations, écoles et collectivités.

Toutefois, les instances européennes ont mis en ligne sur leur site internet, une page présentant diverses activités menées, témoignages formulés et ainsi que les réactions de l’UE face à la crise du Covid-19 : https://europa.eu/european-union/about-eu/symbols/europe-day_fr

En cette journée-anniversaire, les Radicaux rappellent qu’ils sont résolument attachés à l’Europe. Ils se sont engagés dans la mise en oeuvre de deux grands projets : la réconciliation franco-allemande et la construction européenne. Tour à tour, Henri Queuille (1884-1970), Edgar Faure (1908-1988) et Félix Gaillard (1919-1970) inscriront le Parti Radical dans l’aventure européenne. Maurice Faure (1922-2014) jouera un rôle important dans la relance de la construction européenne. Il sera, au nom de la France, le signataire du Traité de Rome en 1957. En 2019, Les Radicaux ont réaffirmé leur engagement pour l’Europe, en co-construisant le programme européen porté par la liste « RENAISSANCE » et en présentant sept candidats membres du Mouvement Radical / Social – Libéral.